La culture africaine était au centre des échanges ce mercredi 20 mai 2026 à Lomé, à l’occasion de l’atelier de plaidoyer « Accès Culture, Traces et Héritages ». Cette rencontre vise, à terme, à repositionner la culture parmi les priorités des politiques publiques afin de favoriser un meilleur accompagnement de la jeunesse africaine.
Organisé par la JUNA (Jeunesse Unie pour une Nouvelle Afrique), en partenariat avec le programme Accès Culture, l’Institut français du Togo et l’Agence française de développement (AFD), l’atelier était placé sous le thème : « Culture et politiques publiques : de l’impact à l’engagement ».
La rencontre a réuni des autorités publiques, des acteurs culturels, des partenaires techniques ainsi que de nombreux jeunes engagés. Des représentants du ministère du Tourisme, des Arts et de la Culture, du ministère de l’Éducation nationale et de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) ont pris part aux travaux. Plusieurs invités de marque étaient également présents, notamment Carlos Zinsou, venu du Bénin, et l’artiste tchadien Célestin Mawndoé, ancien membre du groupe Yeleen.
Déployé au Togo à travers le projet InPaCTS Eco (Initiatives pour le Partage Culturel et la Transformation Sociale et Écologique), le programme Accès Culture entend démontrer que la culture constitue un levier d’émancipation, de cohésion sociale et de transformation citoyenne.
Depuis plusieurs années, des initiatives telles que les Joutes verbales francophones, le Grand Oral, l’Orator’Ship Academy, les Rencontres internationales d’éloquence et de débat francophone ou encore le festival IYE – Ma Rue Ma Musique ont permis à des centaines de jeunes de renforcer leur leadership, leur créativité et leur engagement citoyen.
Au cours des trois panels organisés durant la journée, les participants ont mis en lumière les impacts concrets des projets culturels et formulé des recommandations en faveur d’une meilleure intégration de la culture dans les politiques publiques.
« Nous sommes convaincus que la culture ne doit plus être considérée comme un secteur secondaire, mais comme une véritable infrastructure sociale capable de renforcer la citoyenneté, de valoriser les territoires, de protéger les imaginaires et d’ouvrir de nouvelles perspectives à la jeunesse africaine. Nous espérons que les échanges de cette demi-journée permettront non seulement de partager des expériences inspirantes, mais aussi de bâtir des passerelles durables entre les acteurs culturels et les institutions publiques », a déclaré Frédéric Tsatsu, président de la JUNA.
À travers cet atelier, un message s’est dégagé : la valorisation des cultures africaines passe par un investissement durable dans la jeunesse et dans l’avenir du continent.
